la Fistule

La Fistule obstétricale

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La fistule uro-génitale d’origine obstétricale (fistule obstétricale) est la constitution d’une communication anormale (un trou) entre la vessie et le vagin (fistule vésico-vaginale) ou entre la vessie et le rectum (fistule vésico-rectale) survenant à la suite d’un accouchement compliqué.
La fistule obstétricale est un problème de santé publique mondial, reconnu par l’OMS avec le programme END FISTULA (carte ci-contre) mais elle est surtout présente en Afrique. Elle survient d’ordinaire pendant un accouchement prolongé, quand une femme n’a pas la césarienne qui lui serait nécessaire dans un délai suffisamment court.

Épidémiologie
La prévalence de la fistule obstétricale est estimée à 2 millions de femmes.
La survenue de fistule obstétricale fréquente est considérée par l’OMS comme un marqueur fiable des carences d’un système de soin à la femme enceinte.
Les fistules obstétricales sont exceptionnelles aujourd’hui dans les pays développés ou elles ont été fréquente jusqu’au début du 20ème siècle.
Selon le FUNAP
*, L’incidence des accouchements difficiles est estimée à près de 6,5 millions cas/an dans les pays défavorisés, entraînant une incidence annuelle théorique de près de 130 000 nouvelles fistules obstétricales.
Il s’agit de la complication non mortelle la plus fréquente des accouchements dans ces pays. Plus rarement les fistules peuvent être dues à d’autres causes traumatiques dont les complications des agressions sexuelles, des mutilations génitales féminines ou de maladies infectieuses.


* Fond des Nations Unies pour l’Aide aux Populations

Conséquences des fistules obstétricales
Les femmes atteintes de Fistules obstétricales perdent en permanence leurs urines et parfois leurs excréments aussi. Elles souffrent de l’humiliation constante de dégager une odeur épouvantable.
Souvent rejetées par leur époux ou leur partenaire, évitées par leur communauté et blâmées de leur état, elles vivent dans l’isolement, la honte et le désespoir. Les femmes non soignées non seulement peuvent s’attendre à une vie de honte et d’isolement, mais risquent aussi de connaître une mort lente et prématurée par infections et insuffisances rénales.
Parce qu’elles sont pauvres et ne comptent pas sur le plan politique, ces femmes sont restées dans une large mesure invisibles aux responsables tant à l’intérieur qu’en dehors de leur pays. Pourtant dans plus de 90% des cas elles pourraient être guéries et retrouver une vie digne au sein de leur communauté.
EFE-BF s’est fixé comme but d’aider ces femmes. Les membres d’EFE soignants ou non, en collaboration avec les acteurs de santé locaux et nationaux du Burkina Faso s’y emploient. Ils organisent des missions de chirurgie réparatrice et bâtissent un centre pour accueillir, soutenir et réhabiliter ces femmes délaissées. C’est le projet Maison de l’espoir.
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